L'AMAR : Association pour le Moulin de l'Arsenal de Rochefort

 

Créée le 22 septembre 2016, L’Association du Moulin de l’Arsenal de Rochefort (AMAR) a pour ambition d’élever un « moulin à draguer »sur les rives de la Charente, comme autrefois le fit Jean-Baptiste Hubert. L’énergie éolienne actionnant un bateau-racleur rendrait opérationnelles les deux formes de radoub : la double forme (1683-1688) et la forme Napoléon III (1853-1861), quai d’attache de L’Hermione.

Quand souffle le vent du changement, Certains bâtissent des murs, D'autres des moulins...

Pierre Gras

Président de l'Association

Jean Louis Frot

Président d'honneur

Michel Métais

Vice-Président

Denis Roland

Vice-Président

François Tournier

Trésorier

Wilfried Gauducheau

Secrétaire

Sous l’impulsion de Pierre Gras et Denis Roland, une réunion d’information sur le projet de reconstruction a lieu le 23 mai 2016 au musée de la Marine. Les Rochefortais répondent présents. La salle qui accueille les deux maquettes d’époque du moulin Hubert est comble, L’idée date de 2008 et revient à Emmanuel Lopez, qui souhaite porter un nouveau projet mobilisateur après la réalisation de L’Hermione.

L’Association du Moulin de l’Arsenal de Rochefort, l’AMAR, est créée dans la foulée le 22 septembre 2016, par un curieuse coïncidence le jour anniversaire de la mort de Jean-Baptiste Hubert. L’Assemblée Générale Constitutive a lieu au palais des Congrès ; l’auditorium, d’une capacité de plus de 200 places est plein et l’enthousiasme palpable.

Aussitôt née, l’association se met au travail.

Le groupe Technique recherche l’emplacement qui permettra d’empêcher l’envasement conjointement devant la forme double, seule existante à l’époque de Jean-Baptise Hubert, et celle Napoléon III. Leurs études, notamment celles des couloirs de vent et de la stabilité (ou pas) du sol, aboutissent à la conclusion que le lieu le plus approprié était celui d’origine, en le déplaçant de quelques mètres vers la Charente pour être dans l’alignement de la forme Napoléon III. Les plans et documents, en particulier ceux conservés au Service Historique de la Défense (SHD), croisés avec la prise de cote de la maquette réalisée en 1807 et exposée au musée de la Marine de Rochefort, ont permis d’établir les dimensions et la structure du moulin d’origine.

Grâce au soutien de la Fondation Arts et Métiers, L’AMAR a pu recevoir pendant l’été 2017, deux élèves-ingénieurs de l’Ecole Nationale des Arts et Métiers (ENSAM) de Cluny, qui ont démontré la viabilité du projet d’empêcher le dépôt de vase devant les deux formes de radoub actuelles. Ils ont œuvré avec les membres de L’AMAR et la tutelle d’Isabelle Brenon, maître de conférences à l’Institut du Littoral et de l’environnement de La Rochelle, ayant conduit une thèse sur l’envasement de la Charente. Pendant l’été 2018, un nouveau binôme de L’ENSAM de Cluny a conduit l’étude de l’ingénierie du moulin, avec le soutien de membres de la Fédération des Moulins de France. Ils ont pu démontrer que 10 % de l’énergie électrique fournie par le moulin seront utilisés pour faire fonctionner le bateau racleur, les 90% restants pourront servir des besoins en électricité de l’Arsenal des Mers. Une convention est signée avec le Service Historique de la Défense, ce qui permet au groupe Histoire de partir à la chasse au trésor : les sources relatives au moulin Hubert et son concepteur. Chasse fructueuse : les documents sont nombreux et exceptionnels. Reproductions de maquettes, plans, estampes, tableaux, documents écrits, photographies ont ainsi été collectés et classés dans une plate-forme de partage informatique.

Le groupe Exploitation touristique réfléchit à l’accueil et l’offre que proposera le moulin Hubert aux visiteurs dans le futur.

Le groupe Communication et recherche de partenaires financiers s’enrichit d’un logo, publie La Lettre du Moulin (numéro 1 en janvier 2017), tisse des liens avec le BTS Communication du lycée Merleau Ponty, édite un dépliant, ouvre une page Facebook…

En 2017, l’association franchit un nouveau cap en signant un contrat avec un Assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO), la société Asselin économiste®, qui nous permet d’avoir une programmation pour la réalisation du projet. En début d’été 2019, un courrier du sous-préfet de Charente-Maritime nous procure le cadre réglementaire sans lequel nous devrons nous inscrire (on ne construit pas n’importe quoi-n’importe comment sur un site aussi remarquable que celui de l’arsenal de Rochefort).

A nous maintenant de trouver les financements pour ce projet issu d’un génie du passé et pourtant à l’avant-garde en ce début de XXIe siècle !

Nous frôlons les 1000 adhérents, moins de trente nouvelles recrues et nous pourrons dignement fêter l'évènement. Le nombre et la confiance de nos adhérents est l'une des clés de la réussite et nous sommes, depuis le début, portés par cet enthousiasme populaire.

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